Neya Abdi

par Neya Abdi

publié le mars 11, 2021

Elan S. veut gagner sa vie comme il l’entend. Sans l’insécurité d’un emploi traditionnel et sans patron. Il est déterminé à réussir et n’a pas peur de travailler dur. Il tient aussi à créer de la richesse et ne pas se limiter à consommer.

En 2018, Elan quitte son emploi de consultant dans l’industrie automobile. Il décide alors d’investir son temps et son énergie pour transformer ses passions en véritable gagne-pain. La photographie, par exemple, ne lui rapportait qu’un simple revenu d’appoint à ce moment-là. 

« Je me suis dit : ‘‘Ça marche vraiment, cette plateforme’’. » 

Un jour, Elan entend parler de Turo et il est emballé par cette occasion d’affaires. « J’ai toujours aimé les voitures et travailler avec le public. J’ai également une âme d’entrepreneur. Turo m’offrait l’occasion de gagner de l’argent dans un domaine qui me passionne, les voitures, sans prendre de risques et sans investir le capital nécessaire pour ouvrir un concessionnaire automobile. »

Elan a constaté qu’il n’avait rien à perdre. S’il réussissait sur Turo, il aurait trouvé une nouvelle source de revenus. Au pire, il aurait tenté le coup en faisant quelque chose qu’il aime — rencontrer les gens et parler de voitures. « On ne peut pas travailler de 9 à 5 et ensuite passer ses soirées sur un projet d’affaires qui ne nous passionne pas. C’est la passion qui nous permet de persévérer et de traverser les moments difficiles. » 

C’est en août 2018 qu’Elan se lance sur Turo en inscrivant sa Ford Fiesta.  Grâce à ses expériences passées, il savait qu’il valait mieux démarrer modestement et avoir des objectifs réalistes. Mais, à sa grande surprise, ses débuts sur la plateforme ont dépassé ses attentes. 

« J’ai commencé à recevoir des réservations très rapidement, se rappelle Elan. J’étais étonné. Je vivais à North York, en Ontario, je ne faisais pas de publicité, mais les gens trouvaient ma voiture et la réservaient — ma toute petite Ford Fiesta 2011 à hayon. C’est là que je me suis dit ‘‘Ça marche vraiment, cette plateforme’’. »

Cap sur la croissance

Comme les premiers mois ont été lucratifs et que le rapport risque-rendement semblait assez convaincant, il décide d’inscrire une deuxième voiture. Il profite ensuite de la basse saison hivernale pour accélérer sa croissance et constituer un parc automobile de huit véhicules, et ce, moins d’un an après ses débuts sur la plateforme. 

Aujourd’hui, Elan gère entre huit et dix voitures dont il évalue régulièrement la rentabilité. Il vend les véhicules qui lui rapportent le moins et les remplace par d’autres modèles plus prometteurs. 

Tous les efforts de l’entrepreneur pour développer ses activités sur Turo ont porté fruit. Ses voitures ont généré des revenus bruts de 2 000 $ en 2018, pour dépasser 25 000 $ en 2019 et 50 000 $ en 2020. Pendant ces années, Elan a passé beaucoup de temps à optimiser ses opérations. 

Choisir des voitures : une approche stratégique

« Grâce à Turo, j’ai vraiment appris comment me lancer en affaires et maximiser mes activités, affirme Elan. Il y a tant de choses que j’ignorais sur l’entrepreneuriat, alors que j’avais déjà une certaine expérience dans ce domaine. » 

En revanche, dès le départ, Elan avait compris l’importance de choisir des voitures qui répondent aux besoins et aux goûts des voyageurs, et pas seulement aux siens. Ainsi, au moment de constituer son parc automobile, il a opté pour des véhicules de milieu de gamme qu’il pourrait partager à un prix raisonnable. Bien qu’il propose quelques voitures de luxe sur la plateforme, Elan n’a pas cédé à la tentation de se faire plaisir et d’en acheter davantage. Il se doutait que les réservations pour ce type de véhicules pourraient se limiter à certaines périodes ou occasions, comme les vacances ou les mariages. Sa décision s’est avérée d’autant plus judicieuse dans le contexte de la pandémie de COVID-19, qui a fait chuter la demande pour ce type de véhicules de façon drastique. 

« Je me mettais dans la peau des voyageurs, en me demandant quel genre de voiture je voudrais réserver, explique Elan à propos du choix de ses premiers véhicules. C’était mon point de départ. Avant d’acheter une voiture, j’aime me renseigner sur ses points forts et ses points faibles et avoir une idée de ses performances en me basant sur les commentaires que je trouve. Je fais en sorte de choisir des véhicules fiables et durables afin de m’éviter, et surtout d’éviter à mes voyageurs, des éventuels tracas. Et après, j’essaie de trouver de bonnes aubaines. »

Empêcher les coûts de grignoter les profits

Elan a une vision de ses activités sur Turo qui a évolué. C’est d’ailleurs une des raisons qui explique son succès. L’autopartage n’est pas un moyen de gagner un simple revenu d’appoint pour lui, mais une véritable source de revenus. Il a donc optimisé ses opérations, limité ses coûts et maximisé ses marges de profit. Il a d’ailleurs décidé de faire appel à un comptable pour l’aider à brosser un portrait plus précis de ses activités sur Turo grâce à des états financiers.

« J’ai demandé à un ami comptable de me montrer les étapes de préparation d’états financiers. Comme je ne viens pas du monde de la finance, j’ai besoin de comprendre certaines choses, notamment en ce qui a trait au montant de ma dette, au rendement de mon emprunt et de mon investissement, etc. Si je compare mon investissement par rapport à mon encaisse, je peux vous dire que le flux de trésorerie est très bon avec Turo. »  

Pourquoi Elan se donne-t-il autant de mal, au bout du compte? Oui, l’autopartage est une source de revenus parmi d’autres pour lui. Il préfère les diversifier pour ne pas dépendre d’un seul emploi. Et, ultimement, il espère un jour atteindre l’indépendance financière. Mais que signifie l’indépendance financière pour Elan? 

Tout simplement d’avoir du temps pour ses loisirs et pour s’investir davantage dans des causes qui lui tiennent à cœur, comme la protection et la durabilité de l’environnement.

« L’argent est un moyen, pas une fin en soi. Ce qui est important, c’est comment on l’utilise. Mon but dans la vie, c’est d’avoir assez d’argent pour me consacrer à mes passions. Je trouve que l’économie du partage a un rôle majeur à jouer pour maximiser nos ressources et limiter le gaspillage. Et atteindre l’indépendance financière me permettrait d’aider à résoudre ces problèmes de société. »


Inscription sur le Web

Inscrivez votre voiture à partir de votre navigateur — assurez-vous d’avoir les renseignements sur votre véhicule à portée de main.

Créer votre annonce

Inscription avec l’appli

Téléchargez l’appli Turo et inscrivez votre voiture à partir de votre téléphone — où que vous soyez, quand vous le voulez.

Télécharger l’application
Tags:
Article précédent : Comment un hôte de Vancouver gagne jusqu’à 3300 $ par mois sur Turo
Article suivant : Projection : un afflux de voyageurs au printemps