Comment cet indomptable pilote automobile a saisi l’opportunité de Turo
10 août 2021
En route vers une carrière réussie avec l’aide de Turo
Quand Toka M. a dit à ses parents qu’il voulait quitter l’université pour devenir pilote automobile, ils ne l’ont pas trouvé drôle. Mais après avoir constaté à quel point leur fils était déterminé à poursuivre ses rêves de pilote, ils se sont laissé convaincre.
« Ils ont vu que j’étais sérieux et déterminé, sans compter tout le travail que j’avais fait pour y arriver et ils se sont dit : « Au moins il ne passe pas ses journées à jouer au PlayStation en disant qu’il deviendra pilote automobile. » »
La course automobile s’est avérée une formation accélérée (sans vouloir faire de jeu de mots) en commerce et en marketing, vu les défis pour réussir dans ce domaine, en commençant par les coûts d’entrée élevés. Pensez simplement à tous les logos qu’on trouve sur les uniformes ignifuges des pilotes automobiles professionnels et vous aurez une petite idée de l’argent qui se brasse dans ce milieu.

Issu d’une famille de travailleurs immigrants, Toka a grandi dans les logements communautaires de Toronto et n’est pas un riche héritier. Néanmoins, il ne s’est jamais laissé décourager par cela. Il s’est inscrit dans une école de conduite et a économisé l’argent nécessaire pour participer à des compétitions comme le Super Production Challenge.
« Là d’où je viens, il y a beaucoup de plafonds de verre. La plupart sont là parce qu’on les y a mis, pour respecter les normes sociales. C’est pourquoi mon objectif principal est d’inspirer mes amis, pour qu’eux inspirent leurs amis, et ainsi de suite pour créer une réaction en chaîne.
Courir chez Turo à bord d’une « modeste » Nissan Micra S
Toka était déterminé à gagner de l’argent pour couvrir les coûts de son sport. Pour lever des fonds, il a cumulé plusieurs emplois, dont un dans un marché d’alimentation fine, et un autre comme gestionnaire financier.
« La course me procure motivation et ténacité. Chaque jour où je ne fais pas de mon mieux est un jour où je perds peut-être de l’argent, un jour de moins au volant. C’est là assez de motivation pour me botter le derrière et faire ce qui doit être fait. C’est aussi de la course que je tire ma ténacité, car en course automobile ce n’est pas toujours le pilote le plus rapide qui gagne. Dans ce milieu, c’est la persévérance qui mène à la victoire. Je dois être rapide, régulier et discipliné, non seulement sur la piste, mais dans la vie. J’ai récemment adopté cette habitude de course dans mon mode de vie au quotidien. »

En 2019, il a entendu parler de Turo via son collègue hôte, Elan S. Après avoir vu qu’Elan avait inscrit plus de six voitures qu’il gérait tout en travaillant à temps plein, il s’est dit que Turo pourrait être une bonne façon d’accumuler de l’expérience en affaires tout en se faisant un peu d’argent de poche.
« C’est avant tout l’expérience d’affaires qui m’a motivé. La chance d’apprendre quelque chose, comme à l’école. C’est comme ça que je voyais la situation. Comme une éducation gratuite, la chance de me faire payer pour apprendre. »
Il habitait déjà au centre-ville, près de l’aéroport Billy Bishop et de Union Station, un endroit idéal pour rencontrer ses clients. Il a d’abord inscrit sa propre voiture, une Nissan Micra.

« C’était une voiture très modeste. C’était une Nissan Micra S 2019. Je crois que c’était la deuxième voiture la moins dispendieuse qu’il était possible d’acheter à ce moment. Il fallait manuellement verrouiller chaque porte et remonter toutes les fenêtres. Le modèle de base, quoi. Je me la suis fait livrer du Mexique, directement du manufacturier. Je me disais : « je n’ai aucune idée du succès qu’elle aura sur Turo, ce sera une occasion d’apprendre. » À ma grande surprise, ç’a bien fonctionné. J’ai dû planifier des journées où je ne la louais pas, autrement ma voiture aurait été réservée pour toute la semaine, voire tout le mois. J’ai été très surpris. »
Lorsque l’été touchait à sa fin, on lui a fait savoir que les affaires ralentissaient parfois durant l’automne, mais le froid a à peine réduit le nombre de réservations. Motivé par son succès et désireux de diversifier ses services, il décida d’inscrire une BMW 328 d M Sport 2017 et ses réservations ont rapidement atteint de nouveaux sommets durant la période de Noël.
Développer son côté entrepreneurial chez Turo
Alors que les réservations se multipliaient, Toka a commencé à investir plus de temps dans ses annonces Turo. Il a décidé d’y consacrer une année pour voir si cela lui permettrait de générer un revenu supplémentaire qui vaille la peine.
« Ma première motivation, c’était le côté entrepreneurial. Je veux me diversifier en travaillant pour plusieurs entreprises. Je faisais un bon profit avec Turo, c’est pourquoi j’ai décidé d’y investir plus de temps. J’ai établi une routine pour optimiser mes activités. J’y consacre le moins de temps possible et je maximise mes profits pour me concentrer sur mon objectif principal et faire un peu d’argent facile.
Ç’a fonctionné. Chaque voiture a commencé à rapporter suffisamment pour couvrir le versement mensuel, et les frais de stationnement et d’entretien. Lorsque la COVID a frappé, il a simplifié son processus de nettoyage, laissé des lingettes et du désinfectant dans ses voitures pour que ses invités se sentent à leur aise. Au fil du temps, ses nouveaux invités sont devenus des habitués.

« Vous voulez assurer une communication constante avec l’invité. Vous ne voulez jamais les laisser à eux-mêmes, car ils se fient souvent sur vous pour savoir ce qui se passe, surtout lorsqu’ils sont nouveaux. Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils font. C’est pourquoi il faut toujours être réceptif et ne jamais hésiter à communiquer avec eux. Ils adorent lorsque vous pouvez leur répondre dans la minute. Cela les rassure. La majorité de mes clients sont maintenant des clients réguliers. »
Son conseil pour les autres hôtes Turo est de se concentrer sur le service à la clientèle, en profitant des fonctionnalités telles que les textos automatisés, et de toujours viser à simplifier ses services pour optimiser votre temps sans que la sécurité ou le service à la clientèle en souffre.
Tous ces efforts lui ont permis d’économiser une bonne somme d’argent qu’il garde en réserve pour assurer ses versements mensuels si jamais il rencontrait un pépin chez Turo. À ce jour, il n’a pas eu à y toucher. En fait, il nomme maintenant ces revenus d’hôtes « fond de possibilités » en vue de son projet de course automobile.

« Imaginons qu’il y ait une équipe de course en Amérique. Ils ont vu mes vidéos, ils m’ont vu sur le blogue de Turo et disent : « Toka, nous aimerions que tu viennes essayer cette voiture à San Francisco, et voir comment tu te débrouilles » ». Cela veut dire que je peux me procurer un billet d’avion pour San Francisco, réserver un hôtel, acheter une assurance automobile, parce que si ça se passe mal je ne pourrai pas me payer la voiture. Ma situation est telle que je peux maintenant répondre : « Oui, je serai là la semaine prochaine. » J’ai les fonds nécessaires pour être là. Si je les impressionne, ils me commanditeront peut-être pour toute la saison. »
Transposer à la piste les leçons du marché
Toka a été capable de mettre en pratique dans son entreprise d’autopartage plusieurs des compétences apprises en course automobile. La résilience est l’une des habiletés les plus utiles. Elle lui donne le courage de prendre des risques, comme celui de rejoindre Turo et d’inscrire plus de voitures.
« J’ai 23 ans. Je peux me relever de n’importe quoi. Pire scénario : je liquide tout et je reprends au début, mais même cela ne serait pas si dramatique, car il me resterait encore du capital à la fin de la journée.
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