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posted on octobre 28th, 2019

Éric D., amateur de plein-air, pourrait vivre confortablement sans voiture. Par souci écologique, il désire vivre loin de la dépendance automobile et pétrolière.

Il est pourtant propriétaire d’une Toyota Prius, qui, avant d’être inscrite sur Turo, restait de longues journées stationnée devant chez lui dans une rue de Montréal.

Fier usager des transports en commun, le futur papa a donc décidé de faire meilleur usage de son actif.

« Le plus gros avantage d’être hôte sur Turo, ce sont évidemment les revenus. Les efforts sont assez minimes comparés aux gains potentiels. Mais moi, je considère l’impact environnemental aussi important ».

Alors pourquoi acheter une voiture?

La carrière d’Éric a pris un virage insoupçonné en 2012, où il accepte un poste hors de la ville et doit s’y rendre en voiture.

Afin de réduire son empreinte écologique au maximum, Éric désirait une voiture entièrement électrique. Hélas, à l’époque, les bornes de chargement se faisaient rares à Montréal.

« J’ai donc choisi d’acheter une Toyota Prius hybride parce que, pour moi c’était évident qu’il me fallait tout de même un véhicule écologique et économique. »

« La consommation d’essence de ma Prius est tellement basse que mes voyageurs peuvent en être réellement surpris. Pour les voyages de courte durée, le remplissage du réservoir d’essence ne prend que quelques secondes. C’est tellement rapide que certains croient que la pompe est défectueuse ! »

Outre sa volonté écologique, Éric a aussi choisi Turo pour aider sa communauté.

« Dans mon quartier à Villeray les espaces de stationnement sont limités et je dois parfois me garer à quelques minutes de marche de chez moi. Donc, chaque fois que je loue ma Prius, je libère temporairement un espace de stationnement pour mes voisins. »

La Prius dévie sa course pour aider la planète et ses habitants

En 2015, l’emploi d’Éric le ramène à Montréal, et sa voiture finit par être laissée à l’abandon près du trottoir. C’est là qu’il découvre Turo, dans la cafétéria de son travail chez Intact Assurances.

« Turo avait installé un kiosque promotionnel à mon bureau et j’ai parlé avec Cédric, le directeur général au Canada. J’ai trouvé le concept génial, alors j’ai décidé d’inscrire ma Prius ».

En effet, Éric est l’un des premiers hôtes Turo au Canada.

Depuis ses débuts en 2016, il a finalisé plus de 220 voyages avec son unique voiture. Sur son chemin, il s’est réjoui de faire connaissance et discuter avec ses voyageurs.

« Je prends toujours le temps de créer un lien avec les gens, qui va au-delà des simples explications du fonctionnement de ma voiture. J’aime offrir des conseils voyage, basés sur mon expérience. »

Mieux encore, Éric a compris que l’autopartage offrait un réel avantage évolutif sur l’usage de nos actifs.

« Mes voyageurs sont généralement des citadins, qui, comme moi, ont choisi un mode de vie écologique, mais qui ont tout de même besoin d’une voiture à l’occasion pour visiter de la famille ou prendre des vacances. »

« 60 % sont des Français, pour la plupart expatriés au Québec. J’ai appris qu’en France l’autopartage est déjà populaire, et ça me rend optimiste pour le futur de Turo au Canada ».

L’amateur de randonnées tire aussi avantage des conversations avec ses voyageurs.

« Cet automne, j’ai prévu aller au parc de la Forêt Ouareau. J’en ai entendu parler la première fois par des gens qui ont emprunté ma voiture ».

Côté service, Éric ne fait pas les choses à moitié. Il s’engage à offrir une expérience optimale.

« Je me souviens d’une voyageuse qui s’inquiétait de ramener la voiture en retard. Elle ne connaissait pas le coin, alors au lieu de la laisser chercher une station d’essence, je lui ai proposé de ramener la voiture avec le réservoir vide. Je suis ensuite allé moi-même le remplir et je lui ai fait parvenir la facture, tout simplement. ».

Mais Éric a parfois besoin d’une voiture. Alors, qu’arrive-t-il quand les clés de sa Prius sont déjà prises ?

« Je deviens moi-même un voyageur Turo ». Par la même occasion, le Montréalais bénéficie du contact avec d’autres hôtes.

« Je me souviens d’avoir eu des conversations prolongées avec des hôtes quand j’ai emprunté leurs voitures. On s’est donné des trucs. Je suis un meilleur hôte Turo aujourd’hui grâce à ces échanges. »

Partager le souci écologique

Les nombreux avantages de l’autopartage font d’Éric un véritable représentant du mouvement.

« Je parle constamment de Turo à ma famille et mes amis, à un point où ils me trouvent énervant. J’essaie de leur faire comprendre qu’ils pourraient gagner des revenus avec leur voiture, au lieu de la laisser stationnée sur le bord de la rue ».

Alors, est-ce qu’Éric prévoit agrandir sa flotte sur Turo ?

« Non. Je n’ai qu’une seule voiture et je ne cherche pas à faire de Turo ma source de revenus principale. »

Les profits gagnés vont toutefois lui permettre de couvrir les coûts de sa prochaine voiture, un véhicule haut de gamme 100 % électrique, cette fois.

« Sans Turo, je ne pourrais jamais me permettre ce luxe ».